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La motivation fait partie intégrante et influence la prise de décision. Une étude parue dans Nature
neuroscience, coordonnée par Etienne Koechlin, Directeur de l’unité Inserm 960 « Laboratoire de neurosciences cognitives », montre que les facteurs de motivation activent spécifiquement certaines
zones du cortex préfrontal, siège des prises de décision, et modulent l’influence relative des différents facteurs cognitifs intervenant dans le processus de décision.
Faire ses courses, ranger ses affaires, se mettre au travail, chacune de ces taches implique une prise de décision. Pour cela, le cerveau organise deux types de
pensées : les connaissances et les motivations propres à chaque individu. Tous ces facteurs sont contrôlés au niveau du cortex préfrontal, situé juste derrière le front. Les patients qui
présentent une lésion à ce niveau ont par exemple des problèmes à planifier leur vie quotidienne alors que leur mémoire est intacte.
Le cortex préfrontal est divisé en plusieurs zones. La partie latérale est impliquée dans le contrôle cognitif de la décision en adaptant le choix de l’action au contexte dans lequel la personne
évolue. La partie médiane est impliquée dans la motivation d’une personne à effectuer ou non l’action en question. Les auteurs d’une nouvelle étude parue dans Nature neuroscience connaissaient
déjà le fonctionnement de la partie cognitive mais ils ne savaient pas comment les motivations influaient sur l’activité de la zone médiane et comment cette activité était intégrée aux processus
de décision dans la partie latérale.
Pour le savoir, les auteurs ont imaginé un système de motivation financière pouvant influer sur la réalisation de tâches demandées à plusieurs personnes. Ils ont enregistré en parallèle leur
activité cérébrale par IRM (imagerie par résonance magnétique). Ces personnes voyaient défiler des séries de lettres. En fonction de leurs couleurs, elles devaient appuyer sur des boutons
différents. Pour chaque série réussie, la personne gagnait de l’argent mais pouvait également en perdre en cas d’échec. Certaines séries pouvaient rapporter ou faire perdre de 5 à 200 % de plus
que d’autres.
Les résultats montrent que plus l’enjeu financier est important, et donc plus la motivation est grande, plus les personnes réfléchissent longtemps avant chaque décision. En imagerie, cela s’est
traduit d’une part, par l’augmentation de l’activité neuronale ...
(source: La motivation, un facteur essentiel à la prise de décision)
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